6 500 bornes plus tard

26 mars 2012

Un peu usée mais heu-reu-se, j’ai touché au but du périple il y a quelques jours. Je n’ai pas vu les requins baleines du Mozambique (encore raté !), je n’ai pas pris le vieux train qui traverse les magnifiques parcs nationaux de la Tanzanie du Sud (suspension des trajets suite à un « incident technique »), je ne suis pas allée sur les petites îles reculées du lac Malawi (suspension des trajets pour une question de licence du ferry), bref j’ai raté à peu près tous mes objectifs de voyage. Pourtant, les gars, c’était quelque chose. Et, oui, je suis une personne différente maintenant.

Par exemple, j’ai acquis de nouvelles compétences, que malheureusement je vais avoir du mal à revendre à mes futurs employeurs :

  • Identification de la meilleure place dans un bus en fonction de : la destination, le format du bus, l’âge du bus (et la présence de rideaux, mousse sur les sièges, sièges, système d’ouverture des fenêtres fonctionnel…), l’heure de la journée, le pays, le nombre de passagers déjà présents et leur corpulence. Allez-y, envoyez-moi des cas pratiques je suis incollable. On apprend vite, à mariner dans son jus au soleil parce qu’on s’est mis du mauvais côté, ou à masser sa fesse endolorie parce qu’on s’est fait recaler sur un strapontin tordu.
  • Obtention du laisser-passer souhaité de tout représentant de la loi par diverses méthodes qui comprennent la séduction, la détresse, la bêtise, la fuite – et sans jamais graisser la patte.
  • Identification du type de voyageur au premier coup d’oeil : à problèmes, roots, pénible, riche et utile, riche et inutile, inconscient, culturally insensitive, futur pote.
  • Minimisation des risques autant financiers que physiques lors des nécessaires opérations de change aux frontières (là encore, on apprend jamais aussi bien que par une mise en situation facturée 100 dollars par le prestataire).
  • Correction, critique et mise à jour de guides de voyage.
  • D’une manière générale, très nette compétence d’appréciation de la vie

Il serait ambitieux et probablement erroné de vous annoncer un article par pays, ça ferait 6 articles (je me suis déjà acquittée de mon obligation envers l’Afrique du Sud), autant de temps qui ne sera pas consacré à mes recherches d’emploi, de plus je n’ai rien à dire sur la Zambie à part que Lusaka est moche et ennuyeuse et que le pays nous prépare un petit boom économique de sous les fagots. (Voilà donc pour la Zambie). Mais ce serait tout de même pas mal si je vous parlais de Maputo et de son architecture délicieuse, de la tragédie zimbabwéenne, de l’avenir sous haute tension du Malawi, des gens croisés en chemin et à l’occasion, de mes trajets en bus préférés parce que c’est un sujet inépuisable quoique potentiellement lassant. Je m’y attèle vite, cette petite bafouille c’était pour me remettre dans le bain.

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One Response to “6 500 bornes plus tard”

  1. Vincent BECHEAU Says:

    Super de te revoir venir « dans notre boîte ». Nous apprécions fort ton humour, comment tu sais rire de toi, tes récits, tes mots, depuis notre home au soleil! Bise bien amicale, et milles mercis de ce temps partagé avec nous tous, Marie-Laure et Vincent


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